Les traitements classiques
Au cours des dernières années, la chirurgie a fortement évolué vers une approche moins mutilante, conservatrice des fonctions de l’organe atteint. Ainsi, pour une tumeur du sein, il n’est pas toujours indispensable de procéder à une ablation totale, la résection de la tumeur étant suffisante.
De la même manière, pour une tumeur de la gorge, la chirurgie actuelle permet de conserver les fonctions vocales et la déglutition. La chirurgie est souvent utilisée comme complément à la chimiothérapie ou à la radiothérapie. Même dans des situations où la maladie cancéreuse est disséminée (métastatique), la place de la chirurgie reste importante, notamment pour enlever des métastases résiduelles, ou pour améliorer des symptômes liés à la tumeur comme des compressions douloureuses ou des saignements.
La radiothérapie consiste à utiliser les rayons ionisants comme source d’énergie létale pour détruire un cancer. Il s’agit le plus souvent de rayons X, de photons à haute énergie ou d’électrons. Actuellement, c’est principalement au travers d’équipements très sophistiqués, tels que les accélérateurs linéaires, que l’irradiation est donnée, avec un contrôle très précis de la dose administrée, de sa localisation et de sa profondeur. Il est possible avec des systèmes modernes de visualisation de la balistique des rayons en trois dimensions, de limiter au maximum la toxicité sur les tissus sains.
Cependant, il est difficile d’éviter certaines inflammations de la peau, des muqueuses ou de tout autre organe traversé par l’irradiation. La radiothérapie est utilisée seule ou, le plus souvent, dans une approche combinée avec la chirurgie et, plus récemment, aussi en association avec la chimiothérapie.
La radiothérapie a souvent la possibilité de guérir en fonction du type de tumeur, de sa taille et de sa localisation. C’est notamment le cas pour le traitement des tumeurs de la sphère ORL ou pour le cancer de la prostate localisé.






